
La guerre des prix a démarrée il y a longtemps.
Aujourd’hui, à coup de promos, d’opérations « 3e gratuit », « 3 pour 2 », « 2 pour l’achat d’un seul » et je ne sais encore quelle autre mécanique, chaque distributeur a l’obsession de gagner des parts de marché sur le voisin, en proposant les prix les plus bas. De Négos en promos, il n’a qu’un souhait : maintenir sa marge, en gardant -au moins- ses clients, et si possible, en allant chercher ceux des petits copains. Autrement dit : un vrai exercice d’équilibristes, qui de plus, subit souvent la loi du marché.
De l’autre côté de la barrière, l’industriel se gratte la tête : « comment évaluer précisément le prix auquel il doit vendre son nouveau produit ? ». D’autant qu’il propose souvent plusieurs marques et des dizaines de références dans un linéaire de vente, et qu’il faut donc que son –nouveau- produit ne se fasse pas « tuer » (canibaliser) par un autre. Il faut également le « placer » correctement face aux produits MDD – les fameux produits «marque de distributeur»-, lui trouver sa place face aux produits concurrents des autres marques ou aux produits « signés » ; et justifier ses ambitions, face aux produits 1er prix, qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des consommateurs.

